Principales causes qui altèrent la précision GNSS

Principales causes qui altèrent la précision GNSS

L’atmosphère : un filtre imparfait

Le signal GNSS traverse deux couches importantes :

Ionosphère (50–1000 km)

Ionosphère (50–1000 km)

  • Chargée électriquement
  • Elle ralentit le signal radio
  • L’erreur peut atteindre plusieurs mètres.

Troposphère (0–10 km)

  • Humidité, pression, température
  • Influence plus faible mais permanente.

💡 Les récepteurs double ou triple fréquence corrigent beaucoup mieux cette erreur, ce que tu utilises justement dans tes systèmes GNSS modernes.

La géométrie des satellites (DOP)

Même avec des satellites parfaits, la configuration dans le ciel change tout.

  • Satellites bien répartis → position précise
  • Satellites dans la même zone du ciel → précision dégradée

On appelle cela le DOP (Dilution of Precision).

Exemple :

  • satellites répartis sur tout le ciel → erreur faible
  • satellites regroupés au sud → erreur amplifiée.

C’est un peu comme faire une triangulation avec des repères mal placés.

Les réflexions du signal (multipath)

Le signal peut rebondir sur :

  • bâtiments
  • rochers
  • carrosseries
  • eau
  • sol

Le récepteur reçoit alors :

  • le signal direct
  • le signal réfléchi

Résultat :

il croit que le satellite est plus loin qu’il ne l’est réellement.

C’est une des plus grosses erreurs en ville ou sous forêt.

Les erreurs des satellites eux-mêmes

Même les satellites ne sont pas parfaits.

Erreur d’horloge

Les satellites ont des horloges atomiques… mais elles dérivent légèrement.

Erreur d’orbite (éphémérides)

La position exacte du satellite peut être légèrement différente de celle annoncée.

Ces erreurs sont corrigées par :

  • SBAS
  • RTK
  • PPP
  • Galileo HAS

Les obstacles

Tout ce qui bloque la vue du ciel réduit la précision :

  • forêt dense 🌳
  • falaises ⛰️
  • bâtiments 🏢
  • véhicules
  • toitures

Moins de satellites visibles → position moins fiable.

Le récepteur lui-même

Tous les GNSS ne se valent pas.

La précision dépend aussi de :

  • qualité de l’antenne
  • nombre de fréquences
  • algorithmes internes
  • capacité à filtrer le multipath
  • qualité de l’IMU

C’est là que la différence entre :

  • un smartphone
  • un récepteur SIG
  • un RTK topo

devient énorme.

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